L’Apocalypse sans A

De l’amour, des rires, du suspense, de l’action, le tout en décryptant le genre apocalyptique, omniprésent dans la littérature Young Adult et au cinéma : telle est la gageure de ce roman d’un « drôle de genre »…

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4e de couv

Avertissement

L’Apocalypse sans A ne fait pas seulement poclypse qui, certes, ferait un magnifique nom de protozoaire.

L’Apocalypse sans A, serait un monde sans A. , mon Amour.

Comme les temps sont aux dystopies, aux récits de cataclysme, de terreur, de destruction, je dois vous raconter une histoire de fin du monde, afin d’attirer de nombreux lecteurs et ainsi réaliser mon rêve : acquérir une petite maison en Bretagne, au toit d’ardoises, aux volets bleus, sise dans un écrin d’hortensias. Un sapin, un chêne, un hêtre ; des oiseaux, des papillons, des écureuils, un chien/un chat : mon Ty Paradou. Oui, j’ai un côté Blanche-Neige de Brocéliande et je l’assume joyeusement.

Oui, mais voilà : « je me fous du monde entier », comme le chantait Édith.

La seule chose qui m’intéresse est mon A.

Las ! Je suis en train de perdre des lecteurs ! Mon rêve du Ty Paradou s’éloigne !

Jouons à un jeu, voulez-vous, ô chères lectrices, mes semblables, mes sœurs (les lecteurs mâles sont aussi les bienvenus) : imaginons ensemble un monde apocalyptique, tout de sang et de poussière, terrifiant, spectaculaire, mais qui ne sera que prétexte à lever le voile sur les discours stéréotypés des productions littéraires et cinématographiques qui mettent en scène la fin du monde ; sous couvert de catastrophisme, nous causerons de bonheur, de joie, de rires, de toutes ces choses essentielles, gratifiantes et élévatrices, mais qui, parce qu’elles ne s’achètent pas, ne sont pas au goût de notre époque, toute capitaliste et cynique.

Amis philosophes, vous qui entrez là, laissez toute espérance, si vous êtes de l’engeance des noirs corbeaux et autres oiseaux de mauvais augure : dans cette fable, les personnages principaux vont se prendre par la main à moult reprises ! Ce geste ô combien « infantilisant » pour les présidents de la République – n’est-il pas ? – risque de causer une apoplexie chez ces esprits brillants, qui souffrent manifestement de digestions acides.

Qu’ils se rassurent toutefois, A. et moi formons un couple classique comme ils aiment : nous avons 17 ans et demi d’écart et c’est A. qui est mon aîné (bon… sauf quand il fait ses blagues Carambar, mais on lui pardonnera, ce sont les gênes paternels… Ah, papy de Menton !). Le héros masculin n’apparaîtra donc pas comme un petit garçon, la virilité de ces messieurs ne sera pas heurtée : mon A. est un alpha, il respire la mâlitude.

Je regagne des lecteurs, je sens l’air iodé de la terre celte se rapprocher…

Autre précaution oratoire : je sais que vous allez fantasmer sur mon A. Comment pourrait-il en être autrement ? Il incarne la virilité en même temps qu’il est un grand doudou d’amour ; il est solide comme du granit breton (et, croyez-moi, je m’y connais) en même temps que poète. Il est beau, « graou » (ndla : sexuellement fort attirant), intelligent, cultivé, drôle, tendre, léger et profond. Il est le meilleur des amis, des amants, des amours.

Je sais, je sais…

Mais chasse-gardée, pas touche, ARTÜNG ! A. est à moi.

A. est à moi, tout à moi, rien qu’à moi. Défense de s’approcher. Terrain miné.

Oui, je sais : nous ne sommes le bien de personne, je suis une femme libre et indépendante et mon corps m’appartient, idem pour A.

C’est vrai.

Dans l’absolu.

Il n’empêche qu’en pratique il est tout à moi et je suis toute à lui.

Et il a intérêt.

De toutes manières, rares sont les espaces de manœuvre dont vous disposerez : je passe mon temps à le « berniquer » (ndla : à le coller comme une glu, à l’image des berniques ou « chapeaux chinois » ou encore « patelles », qui restent vissées aux rochers, en dépit des tempêtes).

Bref : même pas en rêve.

Si, malgré ces avertissements, vous désirez fichtrement passer le seuil de ces premières pages et entrer dans le récit apocalyptique le plus incroyable, le plus dramatique, le plus captivant jamais imaginé par les scénaristes d’Hollywood, j’espère que vous remonterez de cette plongée abyssale éclaboussée de lumière, dégoulinant de pulsion de vie, hoquetant de joie, car, oui, malgré tout, malgré le Benallagate, l’Hiroshima du prélèvement à la source et le brushing laqué de Trump qui résiste aux efforts des cyclones de catégorie 5 et qui, à lui tout seul, crée des trous abracadabrantesques dans la couche d’ozone (au fait, on ne parle plus des trous de la couche d’ozone ; ce n’est plus à la mode, sans doute), une chose est sûre : malgré tout, oui, malgré tout, la vie est belle !

Adoncques ! Pénétrons sans plus tarder dans les ténèbres enténébrées de la plus terrible des terribles apocalypses jamais conçues : L’Apocalypse sans A.

Ta-taaaam !

Présentation Apoca sans A_Morgane Leray

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